De l'aide s'il vous plait.

Mon enfance avait été gouvernée par le soleil. Elle fut prétexte à d'interminables vagabondages, camps volants, excursions dans des vallées inaccessibles ou dans des villages en nids d'aigles que la route n'at teignait pas et qui dominaient les milliers de murettes de terrains culuvés.

Les treilles, lourdes de grappes, recou- vraient les terrasses où se déroulait la vie de plein air de la maisonnée auprès des res, de la braise et de la chèvre précieuse. jar- Les charrues avaient des socs de bois durs et les gargoulettes ruisselaient de fraî cheur. Des petites claies d'osier livrées au soleil portaient des figues ouvertes, des raisins secs ou des tomates... Dans les régions de pinedes, lentement, dès Avril, les pommes s'ouvraient et libéraient les pignons. La voix des hommes appelait d'une montagne à l'autre et le vol des ramiers couvrait les ar- bres de bruisse- ments

Maisons de granit dont les fenêtres simples étaient ornées du basilic odo tant ou de géra niums, maisons modestes qui avaient des p liers de bois ou de pierre, maisons importantes dont les fenêtres portaient des balcons à fleurs, ciselés, livrant les pièces intérieures aux couleurs de la campagne.

Les petits bancs de rochers taillés dans les jardins et autour des patios, les trois arcades au premier etage, les bassins de corés, les niches à lampes, disaient un style personnel d'architecture qui se fonda dans le paysage et qui favonsait la douceu et l'art de vivre dans les montagnes et sur les rivages du Liban.

Camille ABOUSSOUAN, XIIIème Festival international de Baalbeck

* Si le dernier mot "Liban" du texte n'avait pas été écrit, auriez-vous deviné qu'il s'agissait du Liban ? Dites pourquoi.​
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